La symbolique du chien dans le tarot de Marseille

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Tarologie
Écrit par Vincent Beckers   
29-11-2007
Index de l'article
La symbolique du chien dans le tarot de Marseille
Le chien, une allusion à Anubis
Le chien du Mât et Saint Christophe
Le chien du Mât et Sain Roch
Le chien, image de Dieu* qui chemine à nos côtés.
 
Rien n’est gratuit dans le Tarot. Rien n’est le fruit du hasard.
Donc, en présentant un chien à notre regard, le Tarot souhaite nous dire quelque chose. Or, ce chien est présent dès la première carte (voir mandala ). Mieux même, il est présent comme premier élément d’accroche. En effet, c’est le premier « objet » sur lequel nos yeux se posent lorsqu’on lit l’image de gauche à droite. Si le Tarot débute avec un chien (avant même de débuter avec l’homme qui marche) c’est que ce chien aura une importance et/ou une symbolique porteuse.
 
Penchons-nous donc sur ce qu’est un chien dans la vie médiévale de l’époque. (et qui est toujours d’actualité, d’ailleurs).
 
Chien
Ce chien est donc en train d’accompagner le Mât. Mais il le pousse, aussi. Il l’oblige à se mettre en route. Et comme l’animal n’est pas dessiné en entier, « ce » qui pousse le Mât à se mettre en chemin, ce qui pousse le pèlerin, la personne en recherche personnelle à se mettre en mouvement vient … d’ailleurs. Cet ailleurs étant symbolisé par l’extérieur de la carte, côté gauche.
 
La gauche symbolise le passé. Il y a donc bien eu une impulsion, venant de nulle part et d’ailleurs, qui a fait que le Mât s’est mis en quête ; enquête, oserais-je dire.
 
Qui pourrait être ce chien ?
Outre le compagnon fidèle, sous sa forme animale, nous pouvons voir Dieu* en lui. En tout cas, il s’agit d’une partie de vous-même qui vous échappe complètement, « quelque chose » en vous, non pas de Tennessee, mais quelque chose … qui ne vous appartient pas et vous pousse à agir. Ce qui pousse donc le pèlerin, c’est une force qui vient de son en-dehors, quelque chose qu’il ne voit pas … qu’il ne peut voir en entier en tout cas.
 
Question à trois cents. Sans ce chien, le Mât se serait-il mis en mouvement ?
 
Par extension, ce chien suit, protège et surveille le pèlerin tout au long de son cheminement. Ne biffer aucun verbe. Ils sont tous utiles ! Le chien suit le Mât … s’il le suit, il ne lui ouvre pas la route ! Continuons notre idée d’assimilation du chien à Dieu. Dieu nous suit donc, pas à pas. Il guide nos pas sur notre cheminement de développement personnel. Mais il ne nous ouvre pas la voie, il ne nous montre pas le chemin. Il ne passe pas le premier, en éclaireur. Non. Il valide notre mouvement, il nous oblige à faire le premier pas. De là, un premier enseignement : si Dieu est à nos côtés tout au long du chemin, ce n’est toutes fois pas lui qui nous l’ouvrira. La première impulsion donnée, il nous faudra nous prendre en mains.

Le chien protège.
Dieu veille donc sur nous tout au long de notre cheminement. Nous pouvons donc être en confiance. Une fois lancé dans l’aventure, nous savons que son soutien nous est acquis, fidèle comme celui du chien.

Le chien surveille.
Dieu est aussi là pour nous maintenir sur le droit chemin, si j’ose ainsi m’exprimer. Dieu est là pour nous pousser (c’est bien visible sur la carte) à aller jusqu’au bout. Pas question d’abandonner en chemin !
 


 

Auteurs

Vincent Beckers