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Bonjour
Queques hypothèses sur le Mat toujours serein voir souriant selon les anciennes cartes et son souFre douleur.
Dans l'iconographie traditionnelle, l'homme qui marche est un pèlerin, plus rarement le Juif Errant, et le premier nom de ce dernier selon la légende était Cartaphilus, « l'ami des cartes ».
Le pèlerin se rendait à Rome, à Saint Michel-au-péril-de-la-mer ou à Saint-Jacques de Compostelle, portant coquille et bourdon. Coquilles et bourdons sont des termes de typographes et d'imprimeurs pour signaler des erreurs d'impression. Ils employaient l'expression « aller à Saint Jacques » lorsqu'ils corrigeaient un bourdon et s'appelaient, suppôts du Seigneur de la Coquille.
Le Mat du tarot de Vieville (1640) a des ailes à la place des yeux, il n'a d'yeux que pour Elle et El pour seul dieu. Il porte sabot de cabaliste en retour de croisade, et ce fut croisade intérieure. Il a perdu la tête, sa marotte le souligne, justement, comme Saint Jacques de Compostelle qui fut décapité. Saint Jacques qui se confond souvent avec saint Roch (la sainte-pierre) dans l'iconographie médiévale, est souvent, comme ici, accompagné d'un chien (en trompe l'oeil). Saint Jacques a en effet beaucoup d'affinités avec les pierres puisque son cadavre posé sur un rocher rendit celui-ci comme de la cire et servit de mausolée à ce saint dissolvant que les frères appellent mercure ou fou. L'étrange « dévorant » qui l'accompagne, au corps couleur de mercure et à la tête d'or lui est indissociable. Le Dictionnaire mytho-hermétique de Dom Pernety nous donne aussi cette définition du compagnon : « mercure animé de son soufre ».
Tout ce que touche le bâton de vie est transformé d'or, et ce bâton est règle pour d'autres compagnons… car il y eut un Maître Jacques patron des tailleurs de pierre, les dévorants ou dévoirants Compagnons du devoir. Sa marotte de Fou (pour ce monde), à ce niveau de lecture peut-être associée à la canne compagnonnique qui se portait sur l'épaule pour soutenir le baluchon appelé « malle à quatre nœuds ». Selon la légende, Maître Jacques participa à la construction du temple de Salomon et devait son nom à la colonne Jakin. Il naquit dans un village des Pyrénées nommé Carte et mourut à la SAINTe BEAUME … !
Notre Mat est blessé à la cuisse comme le roi du Graal, dont les douleurs redoublent pendant l'exaltation de Saturne. Sans la « reconnaissance » de la coupe et de la lance en nous (regardons la pique que tient le roi de Bâtons), la terre de l'esprit est « gaste ». Enel dit que « la constellation de la Cuisse représente la constellation de la Grande Ourse par laquelle on trouvait sur le ciel l'Etoile polaire, seul point immobile autour duquel se produit le mouvement des astres. La Cuisse était aussi considérée comme le principe mâle, la force virile ou positive […] Or, le « chef de la Cuisse » est Tem, « l'âme des âmes, l'architecte divin, le créateur des étoiles », donc celui qui émet l'impulsion créatrice du Bélier et la dirige vers le principe de l'équilibre, la Balance, en coopération avec lequel seront engendrés les oeuvres, le fruit, le fils ou soleil enfant. »
Dans d'autres anciens jeux, il y a une seule carte sans numéro et une seule sans nom, la mort innommable et le Mat innombrable, qu'il est tentant de juxtaposer, la faux de la mort et le bâton du Mat ayant le même angle d'inclinaison, signe de mort et de résurrection. Mat signifie mort en persan : shah mat, le roi est mort. Le Mat est quintessence du feu de vie. Par son bâton de soufre rouge la nature est parfaite, ce qui expliquerait le mythe d'un saint Jacques matamore, qui par sa seule apparition mit en déroute ces mores dévastateurs et rendit à la terre « sacrée » d'Espagne sa fonction fécondante.
Salutations
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