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Mon témoignage J’aimerais vous faire part de ces expériences qui se sont passées dans ma vie depuis l’enfance. Doit-on passer par là pour éprouver sa médiumnité? Si de médiumnité il s’agit. Çà a commencé petite fille par une hyper-sensibilité ! Je pleurais et ressentais les personnes qui avaient vécus des évènements tristes. J’étais pleine de compassion pire que çà je fusionnais avec leur souffrance. Alors on me disait hyper sensible et j'en avais franchement honte. Ma mère ou mes frères et sœurs lançaient ah elle va pleurer! Et j'allais vite me cacher. Je détestais la médisance et la méchanceté, le jugement, une simple non réponse à mon bonjour (je n’ai pas changé encore aujourd’hui) m’attristait. Je ne comprenais pas. Cela dit j’étais une petite fille tout ce qu’il y avait de plus chipie et polissonne. Il faut dire que je suis la 5ème de la fratrie et j'ai su plus tard en m'intéressant à l'ésotérisme que cette place était attribuée à la médiumnité. Bon et alors me direz-vous? Je me suis dit la même chose… Ma mère et ma grand-mère pratiquaient la bonne aventure (jeu de 32 cartes) et à dix ans j'ai souhaité apprendre le tirage des cartes. Pourquoi moi et pas un autre de mes frères ou une de mes sœurs ? Non ce fut moi qui fit des pieds et des mains à ma mère afin quelle trouve le temps de me dicter au moins la signification de chaque carte. Je me revois au coin de la table de la cuisine suppliant maman, -Je te promets que je vais faire vite pour noter. Elle était tellement occupée avec sa tribu. Je trouvais cela magique, J’ai appris la signification une par une de chaque carte, puis leurs associations. (J’apprenais les cartes mieux que les leçons à l'école). J’avais acquis la technique, fière de cette connaissance, je faisais les cartes à mes amis, puis plus tard à mes collègues de travail au bureau Durant la pose du midi. Ma grand-mère décéda l’année de mes vingt ans ce fut un choc immense je l’aimais tellement. Quelques temps après, avec les amies du bureau nous décidâmes de faire une sortie de ski. Rendez-vous pris, devant l’hôpital Edouard Herriot à Lyon, à 5H du matin départ prévu du bus. J’étais tournée face aux murs de l’hôpital et je me réjouissais de cette journée en montagne (aux deux Alpes) lorsque parlant et riant avec mon amie Anne Marie je vis subitement passer ma grand-mère sur le trottoir d’en face, elle semblait m’attendre, me regardait et moi je restais figée, je ne comprenais pas. Elle continua à marcher à petits pas, rapide, tenant dans la main son cabas, comme si elle se rendait au marché, puis se retourna et me regarda avant de tourner au coin de la rue puis disparue Son passage a duré quelques minutes mais j’étais complètement désemparée et mon amie me demanda ce qui se passait je n’ai pas pu lui dire, elle s’inquiéta de ma blancheur et de ma tristesse soudaine. Un énorme chagrin s’empara de moi et un regret immense de ne pas avoir traversée la rue afin de lui courir après.
A l’âge de 39 ans j’ai accouché de mon dernier fils « Lucas » J’ai fait un choc septique avec hémorragie et coma je me suis retrouvée en réanimation et mon petit en soin intensif parce qu’il avait le même symptôme que la mère. Essentiellement une forte fièvre inexpliquée. J’étais arrivée au paroxysme de la souffrance quand je me suis sentie mourir, je luttais pensant à mon bébé, je voulais le voir grandir être là pour lui, et puis Boris et Manuel étaient encore très jeunes. J’entendais courir et des paroles d’affolement : on a un pépin en salle d’accouchement ! mais moi, à ce moment là je me suis sentie monter, monter sans plus aucune souffrance physique, jusqu’à rejoindre un lieu merveilleux remplit de lumière, une lumière merveilleusement blanche qui m’enveloppa et m’entoura d’amour, un amour indescriptible, j’étais dans un monde plein de respect d’amour et de silence, puis j’ai vu sans vraiment les voir des personnes toutes blanches elles aussi, des silhouettes positionnées comme dans la scène de L.de. Vinci. Puis une sentence comme après une concertation de ces personnes toutes vêtues d’amour et de blanc un petit te te te tout doux, qui dit : Il est trop ptit pour quelle parte et là j’ai reconnu la voix de ma sœur DCD quelques années auparavant. J’ai cherché des explications et des réponses, j’ai trouvé des réponses dans le livre de Sogyal Rimpoché « la vie après la mort » Quelques années plus tard nous étions en voiture Lucas, son père et moi et nous nous rendions sur un terrain de courses que son père ne trouvait pas. Lucas se tenait à l’arrière assis entre nos deux sièges. Son visage était positionné entre nous deux. D’un coup je dis à son père : - Le voilà le terrain de courses et il me répond mais non ! regarde ! - Ah non quelle sotte c’est un cimetière ! et là d’un coup une voix venue d’outre-tombe répondit : Un cimetière ? quel cimeeeeeeeetière ? Cette voix était accompagnée d’un air froid qui me traversa. Les vitres de la voiture étaient bien fermées, la radio était éteinte, Lucas sage comme tout à l’arrière. Complètement abasourdis ! On a vérifié que la radio soit bien éteinte dans la voiture, des fois que… Voilà moi qui évitais de leur parler de mes expériences, de mes ressentis, parce que le peu de fois ou j’essayais ils se moquaient de moi, là, ils étaient témoins. Leur regard a un peu changé depuis.
Il m’arrive très souvent de ressentir les soucis et problèmes d’autres personnes, de sentir comment ils fonctionnent rien qu’en les croisant. Est-ce cela la médiumnité ? A présent je vis seule par choix, mes enfants sont adultes et mènent à leur tour leur vie d’adulte, je les vois régulièrement. J’ai crée avec l’aide de mon fils ainé un blog internet ou je pratique « la bonne aventure » une espèce d’hommage à ma grand-mère et à ma mère. Cette pratique me permets aussi de vivre. Merci de m’avoir lu ce n'est que mon témoignage un peu résumé parce qu'il est déjà bien long Avec toute ma sympathie
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