Bonsoir,
Nous avons, selon moi, de très mauvaises notions de la mort, la première est une notion liée à la perte d'une personne chère - et aux souffrance qui y sont liées- la seconde est liée à la destinée finale de soi-même vers un inconnu que nous supposons un état de "néant" sans que nous puissions en définir une véritable notion -ce qui crée la peur-. Dès lors nous prenons psychologiquement le raccourci que la mort est synonyme de peur, de néant et de souffrance.
Pourtant .. avez vous gardé un mauvais souvenir de votre avant-naissance ?
La lame XIII n'a rien de spirituel en soi, elle n'affiche que des éléments liés à la matérialité des corps, un squelette osseux, une faux, des têtes et des membres coupés ... à ce propos si vous regardez bien l'iconographie de cet arcane, selon certains cartiers, vous verrez que le squelette se coupe lui-même le pied gauche ! (Grimaud - Conver ). La carte "La mort" n'est donc qu'une "transformation" qu'il faut -à mon sens- détacher de toute considération émotionnelle.
La lame XVI évoque tout autant un aspect matériel, une matérialité née de l'intervention de l'homme, en l'occurrence la mise à mal d'une construction humaine. Bien sûr on pourra tergiverser sur cette "flamme" au sommet de la tour qui sort - incendie?- (chez Noblet et Dodal) ou entre -Foudre?- (cartiers à partir de Conver). Toujours est-il que Noblet et Dodal étant plus anciens je les garde pour référence.
Si l'homme ne réduit pas le tarot à la seule dimension humaine il comprendra que la notion de "Mort" telle qu'il la conçoit n'appartient pas au tarot.
