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bonsoir,
Ecrire sur le Tarot n’est pas facile. Le détail de chaque carte est sujet à bien des hypothèses et je défie quiconque d’avoir des certitudes en ce domaine. L’Arcane XVI dite « Maison-Dieu » n’y échappe pas et il paraît difficile de l’évoquer sans se pencher quelque peu sur son iconographie.. Il est vrai que, généralement, cette lame est plutôt considérée à tendance négative par la plupart des tarologues, quelque soit d’ailleurs sa position dans un tirage, à l’endroit ou inversée. Cette tendance tient probablement essentiellement à sa représentation graphique. Selon les cartiers qui l’ont reproduite, cette lame peut présenter des différences importantes qui modifient, dès lors, la finalité de son interprétation. Je pense qu’il ne faut pas se limiter à l’aspect purement matériel de cette représentation, ce qui semble bien tentant. Tout sera bien évidemment fonction de la question à analyser. En ce qui concerne la représentation graphique et sans entrer dans une thèse, il est important de noter que les plus anciens Tarots français reconnus (le François Chosson , le Jean Noblet et le Jean Dodal) proposent déjà des « Maison-Dieu » avec des différences qui ne sont pas neutres :
Sur ces 3 tarots le coin supérieur droit est orné d’un « soleil », (perdu dans l’édition Grimaud.) La « flamme » ( ?!) qui décoiffe le sommet de la tour varie déjà d’un cartier à un autre. En effet, cette « flamme » sort de la tour chez Noblet et Dodal alors qu’elle frappe la tour, comme venant du « soleil », chez Chosson !. C’est d’ailleurs cette représentation qui dominera ensuite chez les différents maitres cartiers qui produiront leurs exemplaires. Mais pourquoi cette différence ? La relation de cause à effet n’est plus la même ! Par simplicité, je n’évoquerai qu’à peine la reproduction faite par Jacques Viéville (~1650) qui représente cette lame XVI sous les traits d’un jeune berger en position de supplication divine devant un troupeau de chèvres rassemblées autour d’un arbre au dessus duquel brille un « soleil ». Pour les issues de la tour, similitude : 3 fenêtres. Camoin y fait naître une porte. Les 2 personnages tombent-ils ? S’amusent-ils ? (Camoin) Le détail commun est cette pluie de points colorés. Que sont-ils ? Et cette tour qu’est-ce donc ? Une « construction » couronnée qui s’ouvre ? … ou qui éclate ? Autant de différences, autant d’interprétations ; positives ou négatives alternant matérialisme (maison, hôpital, château …) et philosophie (orgueil, vanité, plaisirs …)
Alors qu’en conclure ? Rien bien sûr ! La place est à l’intuition en laissant parler les sens contextuel, intuitif, personnel et particulier.
Amitiés lucA
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