Bonjour Viviane, merci pour votre réponse ainsi que la richesse de vos explications, j'ai trouvé votre lecture passionnante et finalement ce sont d'autres réflexions encore qui ont fusé dans mon esprit.
Il m'avait bien semblé que la psychométrie était à mettre en rapport avec la psychogénéalogie, car finalement il s'agit de la même étude, mis à part que la psychométrie se pratique sur un plan ésotérique alors que la psychogénéalogie repose sur des bases psychologiques. Finalement cette pratique suggère que le psychomètre se pose en analyste face à son consultant, en dressant son portrait psychologique et psychogénéaogique si l'on considère qu'il sera en mesure de faire état des liens et des connexions entre lui et ce qui se rapporte à la famille et son histoire. Je souris un peu de ce constat, car je pense que le nombre de séances pour parvenir à un résultat qui va dans le même sens est bien différent dans l'un et l'autre des cas

Bien entendu c'est une caricature que je fais, je sais bien qu'un voyant ne pourra pas substituer au travail d'un spécialiste dans le domaine, que la précision des résultats sera différente, et puis le psychomètre ne se pose pas en thérapeute, chose qui diffère radicalement avec la pratique du spécialiste. En vous lisant viviane, je me suis demandée si vous aviez déjà participé à des études ou des expérimentations, pour voir de quelle façons la psychométrie peut être vraiment mise à profit de la pratique scientifique. Mais peut-être êtes vous vous-même psychothérapeuthe, car il me semble que ce statut n'est pas totalement rigide? En tout cas comme je suis curieuse, je me demande forcément de quelle façon la psychométrie et la pratique thérapeuthique peuvent être conjuguées pour parvenir à cerner des problèmes dont on a conscience ou pas, puis à les régler – à des fins thérapeuthiques.
Je voudrais revenir par contre sur ce que vous présupposez en disant qu'on croit subir la vie qu'on a pourtant choisi au préalable. Là mon esprit un peu cartésien voit dans cette affirmation quelque chose qui est plus de l'ordre de la philosophie religieuse (bouddhique d'ailleurs), ou universelle que scientifique. Pourtant je vous rejoins quelque part, car je crois aussi que l'on porte en nous-même toute la somme de ce qui nous a produit, avec la somme des expériences, des schémas de pensée et de vie de nos ancêtres, et d'ailleurs la preuve la plus scientifique qui en atteste est tout simplement notre ADN, dont pour l'instant on découvre les mystères mais à travers les manifestations physiques et physiologiques. Peut-être notre ADN contient il réellement aussi des empreintes « historiques » et mémorielles? Si je puis dire, l'ADN est un peu la somme de quelque chose, c'est le lien avec notre histoire (notez d'ailleurs les formes physiques des molécules), c'est comme un émetteur qui nous dirait qui l'on est et ce que nos ancêtres sont « devenus »à travers nous. La surprise effectivement, la particularité qui fait que chacun est un être unique sont les choix que l'on fait en fonction de tout cet héritage ou malgré tout cet héritage. C'est vrai que c'est rassurant au fond de comprendre les raisons pour lesquelles nous sommes là , de trouver un sens, mais finalement on n'est pas obligé de croire au principe d'une réincarnation pour tout de même envisager que nous sommes un maillon qui subit une impulsion du passé, mais qui peut cependant faire le choix de transformer, par l'effort, la compréhension ou l'amour, celle que lui même va donner vers les autres maillons de la chaîne dont il est issu et qui sont son prolongement, et autrement dit son avenir.
En fait après avoir lu quelques messages dans votre rubrique à propos de la psychométrie, j'ai pensé avec un certain amusement que finalement cela prenait le pas sur l'astrologie, c'est comme si on pouvait faire le thème natal et astral d'une personne par la voyance. Un thème astrologique il me semble permet finalement de souligner de grandes tendances, des points forts, des points faibles, bien que là encore ce soit les individus comme leur environnement et son impact sur chacun qui forgent leur destinée en fonction de ces tendances. J'ai été râvie de voir que vous abordiez la psychogénéalogie dans votre discours, j'ai lu un ouvrage dernièrement assez passionnant sur le sujet « ciel mes aieux » voilà le titre, sûrement que vous connaissez d'ailleurs. Ce que soutient la psychogénéalogie finalement, c'est que les événements du passé sont toujours là au fond, car ils « vibrent »et « résonnent » jusqu'à nous.
Il est intéressant de voir comment – tout comme la voyance – ce genre de pratiques alimentant les septicismes sont étudiées de plus en plus sérieusement aujourd'hui. On se rend compte que l'invisible n'est pas forcément synonyme de neutralité ou de vide, et que finalement on peut dans une certaine mesure apprécier de plus en plus les influences « cosmiques » si on veut les résumer ainsi. Elles sont les impulsions qui tissent la grande toile de l'univers sur un plan collectif, mais aussi la vie des groupes et de chacun sur un plan plus personnel.
Quand vous dîtes qu'en introduisant une notion mathématique de mesure de cette pratique elle deviendrait une science, cela me fait faire le lien avec le feng shui, pratique millénaire et ancestrale dont finalement peu à peu on découvre les secrets justement en développant les instruments de mesures capables de détecter des influences dites invisibles (comme les champs magnétiques) et leur impact sur les gens et leur environnement (j'ai écouté une émission à ce propos sur france inter c'était passionnant). L'inconnu se dévoile peu à peu...
Peut-être un jour la science comprendra t-elle sur le plan physique et physiologique les ressorts qui sont en jeu dans le cerveau, les connexions chimiques qui s'opèrent lors des visions, des flashs, des messages entendus, en fait tous les mediums possibles qui font miraculeusement l'interface entre le monde physique présent et le passé, l'avenir et l'au-delà (autres dimensions, autre niveau vibratoire, etc.)
Mais je suis curieuse Viviane, avez vous déjà participé à des expérimentations, des études, voir même tout simplement des groupes de travail sur le sujet? Ya t-il une branche particulière de la psychologie qui prend au sérieux la psychométrie comme un outils – aussi ésotérique soit-il – pour aborder certaines études du comportement?
Bon au final, d'après votre réponse, ca peut être un plus de connaître nos capacités, mais ca ne fera pas toujours de nous des artistes
Merci Viviane pour cet échange enrichissant, moi aussi je suis bavarde comme vous pouvez vous en rendre compte, et effectivement en vous lisant on ne peut que constater l'enthousiasme qui vous anime face aux sujets qui vous passionnent. Votre exposé était très clair en tout cas pour faire état des enjeux de la psychométrie. En tout cas du point de vue du développement personnel, ca rend curieux d'en savoir plus sur soi à travers cette pratique.
Au plaisir de vous lire
Sabrina